ENSEMBLE, STOPPONS LE PROCESSUS D’AUTODESTRUCTON EN COURS CONTRE L’HUMANITÉ ET LA PLANÈTE
Quelle que soit notre nationalité ou nos croyances, nous faisons partie d’une “société globale” partageant les mêmes aspirations à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée. Internet nous offre l’opportunité de rassembler les forces disparates de cette communauté informelle en un contre-pouvoir supranational capable de contenir les forces brutales et inconséquentes de la mondialisation et d’initier des changements durables du plan local au plan global.

L'ÉCONOMIE DEMAIN SERA PLURIELLE ET DURABLE

Dans un monde de plus de sept milliards d'habitants où le marché de l'emploi se contracte chaque année du fait d'avancées fulgurantes dans les domaines de la robotique et de l'intelligence artificielle, il est temps d'innover pour permettre aux cinq milliards d'exclus structurels de la mondialisation d'accéder par leurs popres moyens à une vie décente et durable.


LES LIMITES DU MARCHÉ
La gouvernance des pays du G20 participe d'une vision univoque de l'économie. Pour tous les chefs d'état et de gouvernement, y compris au sein des partis politiques historiquement progressistes -partis "socialistes" en Europe, démocrates aux États-Unis, New labour anglais, Parti des Travailleurs au Brésil, etc-, le marché serait le régulateur optimal de l'économie et l'ultime arbitre de toute politique. Hors du marché, point de salut. Deuxième credo, le libre-échange mondialisé serait la clef de la prospérité des nations. À cette aune-là, les groupes mondiaux sont soutenus de manière stratégique par tous les gouvernements car présentés comme les moteurs de la croissance et de l'emploi. Présupposé totalement infondé puisque ce sont les micro et petites entreprises de l’agriculture, de la pêche, de l’artisanat et du commerce qui fournissent les emplois -et non des jobs précaires- à travers le monde.

Ceux qui gouvernent le monde au sommet des états et des institutions mondiales du crédit partagent cette vision économiste "hors-sol" qui s'exonère des réalités écologiques et sociétales et produit son lot de désastres: marasme économique, bulles et secousses boursières récurrentes, révoltes sociales et explosion des inégalités, guerres et tensions géopolitiques accrues, environnement détérioré et climats altérés... Bien que les stratégies de croissance des pays du G20 s'avèrent à la fois inefficaces et destructrices des écosystèmes, une volonté politique générale impose toujours plus de flexibilité pour toujours moins de salaires et tend à supprimer des avantages sociaux acquis de haute lutte et ce, "pour libérer le travail, améliorer la compétitivité et favoriser l'emploi". Autant de fausses solutions qui brutalisent inutilement les personnes dans l'industrie, la distribution, l'agriculture et les services. Outre le fait de générer un insupportable stress du bas en haut de l'échelle sociale, la dérégulation des échanges a paupérisé les classes moyennes et populaires au principal profit de quelques uns. Phénomène jamais observé dans le monde, 62 personnes sont plus riches que 3,5 milliards d'autres (Source  l'ONG Oxfam). Est-il seulement imginable que 10 personnes du Forbes Ranking 2016 cumulent 578 milliards de dollars, soit davantage que le PIB du Nigéria avec 175 millions d'habitants? La montée en puissance du mouvement fondamentaliste Boko Haram répond de manière barbare à l'immense misère de ce pays.


REPENSER L'EMPLOI DANS UN MONDE DE PLUS DE 7,3 MILLIARDS D'HABITANTS
Pour contourner les querelles de chapelles entre diverses théories économiques complexes, nous adoptons ici un angle accessible à tout-un-chacun, celui de la démographie mondiale. Cette approche globale est largement sous-estimée par les sherpas qui conseillent les gouvernants du G20. Durant le siècle de la Révolution industrielle entre 1830 et 1929, l'humanité comptait en moyenne 1 milliard d'habitants. Les besoins de main d'oeuvre furent immenses, et ce d'autant qu'en Europe la Grande guerre avait opéré d'énormes pertes dans les populations des pays industriels. Au coeur des Trente Glorieuses consacrant le boom économique de l'après-guerre, le monde comptait trois milliards d'habitants. Durant ces périodes, chacun pouvait espérer trouver un emploi stable convenablement rémunéré. À l'exception de la Grande Dépression due -tout comme le krach de 2008- à l'insondable cupidité des financiers de Wall Street, le plein-emploi était une vraie perspective. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les dirigeants politiques doivent prendre acte du fait que le monde a changé, qu'il dépasse 7 milliards d’habitants et que la machine économique mondiale se suffit d'un quotient réduit de l'humanité pour fonctionner. Ils doivent également intégrer l'extrême concentration de la demande solvable du marché sur 10% seulement de la population mondiale cumulant 90% de la richesse mondiale des ménages (source Rapport 2015 du Crédit Suisse en page. 24). Ce petit segment porteur assure leurs belles performances aux acteurs de la mondialisation. L'idée que chacun peut accéder à un emploi s'il est courageux au travail avec les diplômes ou la qualification appropriée est une pure une chimère. De même, le fait de compter sur les entreprises pour parvenir au plein-emploi. La vocation des entreprises n'a jamais été de créer des emplois mais d'optimiser leur profitabilité pour les dirigeants, les actionnaires et l'investissement. Chaque fois qu'une avancée technique le permet ou qu'une opportunité se présente, la production se fait avec toujours moins de personnels ou se délocalise vers des pays offrant de plus bas salaires et les moins-disant au plan éthique, social et des impératifs écologiques. Les "10 commandements" du programme Global Compact de l'ONU réunissant près de neuf mille multinationales resteront des voeux pieux tant que ne seront pas appliquées des règles internationales strictes visant à améliorer dans les faits les pratiques des entreprises au plan éthique, social et environnemental.

Désormais, un nouveau seuil vient d'être franchi. La robotique et l'intelligence artificielle permettront non seulement de remplacer des personnels de production, mais ces technologies rempliront des tâches réservées jusqu'ici à des cadres. Le phénomène est irréversible. Le marché de l'emploi se réduit drastiquement au fil des mois et des ans. Selon des experts, si les précédentes révolutions industrielles avaient pu créer des opportunités de reconversion dans des secteurs novateurs, la révolution numérique générera une perte sèche massive d'emplois à travers le monde. Le fait est là. Le marché n’est pas tout, le marché ne peut pas tout. Les statistiques évoquées du Crédit suisse pour les investisseurs internationaux indiquent que 71% de la population mondiale n'ont à se partager que 3% de la richesse mondiale des ménages. Cinq milliards d'adultes n'ont et n'auront jamais jamais la possibilité de trouver un emploi digne de ce nom. Lorsqu'elles échappent au chômage, ces personnes végêtent dans des jobs précaires, très mal rémunérés, dans des conditions inshumaines proches de l'esclavage. Autant d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent un enfer au quotidien. Occulter la question, c'est condamner les 3/5° de l'humanité à la désespérance. Ne nous y trompons pas. Cette absence totale de perspectives pour la jeunesse fournit leurs bataillons aux mouvements extrémistes à travers le monde, qu’ils soient ultranationalistes ou fondamentalistes religieux.

 

L'AVENIR EST À INVENTER

Nous savons déjà qu'il ne sera pas collectiviste. Les idéaux communistes se sont fracassés sur les dizaines de millions de morts et les déportations massives dans les goulags soviétiques et les laogaïs chinois. Il ne sera plus dominé comme aujourd'hui par les multinationales et les marchés financiers dont les valeurs -cupides, conquérantes, inconséquentes- et les intérêts à court terme ne correspondent ni aux valeurs des démocraties -l'intérêt général, la dignité des personnes, une liberté reponsable, la paix, la solidarité-, ni aux impératifs écologiques. Le futur souhaité par les citoyens de toutes les nations, c'est un monde où la liberté d'entreprendre et de commercer s'inscrira dans un cadre respectueux des personnes et de l'environnement. L'économie demain sera plurielle et durable, elle remplacera la monoculture dévastatrice de la mondialisation et fera coexister une  globalisation régulée avec d'autres formes d'économie -familiales, artisanales, coopératives, sociales, solidaires, d'intérêt public...

Une réponse aux défis de la pauvreté et des guerres: l'Allocation de vie décente.
Compte tenu des trois phénomènes historiques évoqués -la démographie au XXIème siècle, l'étroitesse de la demande solvable mondiale et les avancées fulgurantes de l'intelligence artificielle-, il est temps de se pencher sur le sort de l'immense majorité des familles à travers le monde. Si un revenu universel accessible à tous sans aucune condition est envisagé aujourd'hui en Finlande, au Brésil, en Inde, aux Pays-Bas ou en Alaska, l'approche est ici sensiblement différente pour faire de ce revenu un puissant levier de la transition écologique. Nous rejoignons  les économistes qui lient ce revenu à l'exercice d'une activité offrant un service à la société. Avec, pour condition sine qua non, de préserver les ressources naturelles et les écosystèmes. Humanitaire, social, assistance à la personne, agriculture, élevage, pêche familiales sur un mode durable, activités domestiques, éducation, expression artistique ou corporelle..., bref tout ce qui est éminemment utile, crée du lien et enrichit l'humanité serait encouragé à travers cette allocation. Une "utopie réaliste" -selon l'expression d'Edgar Morin- pour faire face à la désespérance des jeunes, aux affrontements intercommunautaires, aux dérives fascisantes, aux tensions géopolitiques et aux guerres qui secouent le monde. Limités par l'horizon court des échéances électorales au strict niveau national, les partis politiques ne seront jamais en position d'aborder cette poblématique globale. Il revient donc à la société civile d'en prendre l'inititiative. Des chercheurs et des experts de différentes disciplines -économie, finance, monnaies, sociologie, alimentation, etc- devront travailler de manière collégiale au niveau international sur l'impératif d'une vie décente pour le plus grand nombre.

Le Conseil international de la société civile est en cours de constitution à l'initiative de l'association 'Gobal Society Network' pour être opérationnel  en 2018. Agissant tel un shaddow governement supranational, cet incubateur d'idées et de projets conduira une douzaine de grands chantiers réformistes. La mission de ce groupe de réflexion pluridsciplinaire sera d'élaborer des solutions innovantes et durables aux crises qui secouent le monde. La question d'une Allocation universelle de vie décente sera étudiée de manière approfondie et proposée aux votes d'un panel représentatif de la population mondiale. Un agenda serait également défini pour intégrer cette expérimentation dans le système actuel. D'une manière générale, les réformes, les régulations et les normes internationales majoritairement retenues constitueront une précieuse aide à la politique pour accélérer le changement de cap écologique et social tant attendu par les citoyens de toutes les nations.

__________________________________________________________________________


 

Tous les articles

Retour