ENSEMBLE, STOPPONS LE PROCESSUS D’AUTODESTRUCTON EN COURS CONTRE L’HUMANITÉ ET LA PLANÈTE
Quelle que soit notre nationalité ou nos croyances, nous faisons partie d’une “société globale” partageant les mêmes aspirations à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée. Internet nous offre l’opportunité de rassembler les forces disparates de cette communauté informelle en un contre-pouvoir supranational capable de contenir les forces brutales et inconséquentes de la mondialisation et d’initier des changements durables du plan local au plan global.

L'ACCUEIL DES MIGRANTS,

MIROIR DE LA PERTE D'HUMANITÉ DE NOTRE CIVILISATION

 

La principale cause des migrations de masse en provenance des pays du Moyen-Orient remonte au chaos créé en Irak depuis 2003 par la coalition américaine sous la houlette de G.W. Bush et Tony Blair. Depuis lors, les anciens cadres de l'armée irakienne et des services secrets de Saddam Hussein ont organisé l'expansion de l'État Islamique de Daech pour imposer leur ordre barbare dans une vaste zone qui dépasses les frontières de l'Irak pour s'étendre jusqu'en Lybie. Ailleurs, Hafez-el-Assad assassine sous ses bombes et ses armes chimiques les Syriens incarnant l'opposition au régime. D'autres populations fuient l'horreur de pays sans futur comme l'Afghanistan ou l'Érythrée sous dictature atroce d'Issayas Afewerki.

C'est l'impératif de survie qui pousse sur les routes de l'exil des dizaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants qui ont tout perdu. Ces personnes qui risquent leur vie en mer et subissant de terribles expériences sur les routes ou dans des camps durant des semaines et des mois sont des gens exemplaires qui méritent notre admiration et l'assistance due à toute personne en danger. Rendons hommage à ces véritables héros et héroïnes. Mais au-delà de l'hommage, au-delà des politiques humanitaires pour ces malheureux, les régions touchées par ces conflits seraient en droit de bénéficier d'un vaste plan Marshall occidental pour la paix, la réconciliation et la reconstruction. Nous en sommes très loin. L'Amérique d'Obama traumatrisée par ses nouveaux échecs militaires se focalise aujourd'hui sur des frappes aériennes. Toutes celles et ceux qui ont eu à subir des bombardements durant la seconde guerre mondiale peuvent imaginer ce qu'endurent ces peuples bombardés depuis des années, y compris les blessés et les personnels médicaux des hôpitaux.

Que fait Bruxelles, patrie de "l'Europe des droits de l'homme"? La première puissance économique mondiale est placée sous l'autorité de Jean-Claude Juncker et Herman van Rumpuy, deux dirigeants particulièrement inconsistants. L'U.E. laisse à la Grèce et à l'Italie la principale charge de l'accueil des migrants, accusant la Grèce et la menaçant d'être exclue de l'espace Schengen. La chancelière Merkel et les milieux d'affaires allemands se réjouissent de l'arrivée des migrants, nouveaux éléments de compétitivité à bas coûts dans un pays vieillissant. Fait nouveau particulièrement honteux, l'Allemagne, la Suisse et le Danemark confisquent l'argent et les bijoux des migrants au-dessus d'une certaine somme afin de financer l'asile de ces malheureux. La Hongrie installe des murs de barbelés. La France assure un accueil extrêmement restreint "pour ne pas faire le jeu du FN". Le président Hollande avance le chiffre de 35.000 en deux ans. Un chiffre à rapprocher des 1,2 millions de personnes accueillies par le Liban dont la populations totalise à peine 4,5 millions d'habitants, et avec la Jordanie qui accueille 630.000 personnes alors quelle compte moins de 6 millions d'habitants.

Que font les grandes puissances responsables du chaos au Moyen-Orient pour aider le Liban et la Jordanie en situation critique? Rien. La position des gouvernants tourne le dos aux principes inscrits dans toutes les constitutions démocratiques, mais aussi aux préceptes d'humanité et de solidarité enseignés dès la petite école et dans toutes les religions. Il n'est certes pas aisé de mettre en oeuvre des programmes d'accueil décents. On peut cependant imaginer que l'U.E. aurait dû proposer des solutions pour aider des êtres humains en danger dans leur pays, au lieu de considérer les migrants soit comme "une opportunité économique", soit comme "des terroristes potentiels". Dans ce contexte général inhumain, les personnes qui apportent un peu d'aide et de réconfort à des hommes, des femmes et des enfants qui ont toute leur vie dans un baluchon et subissent les situations les plus stressantes sont criminalisées par les gouvernements.

Quand les guerres se justifient pour le pétrole et autres ressources, quand les souffrances humaines -au travail, au chômage ou du fait de conflits- passent très loin derrière les sujets qui saturent les médias -séries criminelles, compétitions sportives, "people", etc-, on peut dire que notre civilisation est en perte d'humanité. Les médias sont en effet les marqueurs d'une société. La télévision est un média d'influence majeur.  Le spectaculaire, l'émotion ou la peur l'emportent sur l'analyse. Les migrants font la une quand la photo d'un enfant mort sur une plage fait le tour du monde. Mais si certains reportages d'investigation traitent encore les sujets en profondeur, dans les journaux télévisés aux heures de grande écoute, les tragédies du monde sont traitées entre l'arrivée de la neige, un accident de car scolaire et la sortie d'un nouveau spectacle. Nous sommes formatés au quotidien pour ne plus hiérarchiser les événements, ne plus voir l'essentiel.

Avançons quand même quelques circonstances atténuantes à cette perte d'humanité. Harrassés par le travail ou pris par de multiples activités, nous aspirons à nous détendre en fin de journée, suivre notre sport favori, aller au cinéma, dîner entre amis. Et surtout pas nous soucier outre mesure des problèmes du monde en général et des migrants en ces temps de crise. Ce réflexe de protection est naturel. Mais il signe la perte de compassion et de solidarité de notre civilisation. Les systèmes éducatifs ne compensent cette déshumanisation des rapports humains, attachés qu'ils sont à former des jeunes employables et des cadres performants dans cette compétition économique mondiale sans âme ni projet.


Il est grand temps d'en prendre conscience pour tenter de reconquérir cette humanité perdue. Car le monde réel, ce sont des hommes, des femmes et des enfants qui se noient par milliers, des jeunes filles kidnappées pour servir d'esclaves sexuelles, des milliards de gens qui triment dans tous les secteurs de l'économie mondiale dans d'horribles conditions pour des salaires humiliants. Voilà ce qui doit retenir notre attention en toute priorité, susciter nos révoltes et interpeller les gouvernants au lieu de se dire non concernés ou impuissants. Car tous ces malheureux sont des autres nous-mêmes. Nous devons militer activement. C'est désormais possible sur Internet. Et ce militantisme de la paix, de la dignité humaine et autres grandes causes ne nous privera pas de profiter de nos divertissements préférés et de nos moments entre amis.  


Il est grand temps de convoquer les grandes consciences du monde pour inspirer notre reconquête d'humanité. En France, Victor Hugo, Jean-Jacques Rousseau, Albert Camus, Henri Bergson, Stéphane Hessel et bien d'autres nous rappellent ce qui permet aux sociétés humaines de vivre ensemble et au monde d'être mieux gouverné. De tels grands esprits existent dans toutes les cultures pour offrir les clefs d'un monde moins violent, plus équitable. Les citoyens de toutes les nations, la galaxie des ONG, les organisations d'intérêt public et les autorités religieuses de différents cultes doivent se rassembler pour pousser notre civilisation technique et marchande vers une nécessaire conscience humaine et solidaire.

Rêvons d'un tel futur. Plus nombreux serons-nous à le rêver, plus tôt s'inscrira-t-il dans les urnes et dans nos vies. Internet affirmera au fil ds ans sa vocation politique au sens élevé du terme. Ce média sera tôt ou tard un vaste espace de rassemblement pour la paix, la dignité humaine, le progrès social et la protection de l'environnement. Il y a urgence à réagir ensemble pour impulser une dynamique mondiale et remettre ces valeurs et objectifs au centre de la vie politique et de la société.

Une opportunité se présente aujourd'hui. Sachons la saisir en rejoignant un mouvement mondial  en gestation ouvert à toutes les nationalités et spiritualités.

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d'une "économie du bien vivre" où la liberté d'entreprendre et de commercer respectera les personnes et l'environnement, où l'économie, la finance, les sciences et les technologies seront mises au service de la paix, du développement humain et du progrès social dans un respect total pour la planète et ses écosystèmes. Une économie où les milliards de personnes ne pouvant obtenir un emploi rémunéré dans le cadre du marché accéderont par elles-mêmes à une vie décente à travers des activités d'intérêt général d'ordre humanitaire, culturel, social ou pour la protecion de l'environnement. L'avenir est à inventer. Le monde en a le désir et les moyens technologiques et humains. C'est dans ce changement de valeurs et d'objectifs que se trouvent les solutions aux crises mondiales en général et aux tragédies des migrants en particulier.

Car cette économie du bien vivre permettra à terme au plus grand nombre de vivre dignement sans devoir émigrer au nord ou s'agglutiner dans les ghettos des mégalopôles en esclaves d'un développement qui brutalise les personnes et détruit l'environnement sur un mode accéléré. Il y a urgence à réagir ensemble pour impulser une dynamique mondiale capable de remettre la paix, la dignité humaine, la coopération et une liberté responsable au centre de la vie politique et de la société. Le succès montant de Bernie Sanders démontre que l'Amérique est en attente d'autre chose qu'un populiste raciste ou d'une démocrate portée par Wall Street. Quelle que soit l'issue de l'élection présidentielle américaine, ce signal fort démontre que le basculement à droite du monde actuel peut et doit être contrecarré par des choix socio-économiques de bon sens empreints d'humanité et de responsabilité au regard des générations présentes et futures.

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