ENSEMBLE, STOPPONS LE PROCESSUS D’AUTODESTRUCTON EN COURS CONTRE L’HUMANITÉ ET LA PLANÈTE
Quelle que soit notre nationalité ou nos croyances, nous faisons partie d’une “société globale” partageant les mêmes aspirations à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée. Internet nous offre l’opportunité de rassembler les forces disparates de cette communauté informelle en un contre-pouvoir supranational capable de contenir les forces brutales et inconséquentes de la mondialisation et d’initier des changements durables du plan local au plan global.

Une classe politique désavouée


La politique est une vocation à la fois exigeante et gratifiante au service des citoyens et de l’intérêt général.

La plupart des élus s’engagent sans réserves, sacrifiant souvent leur vie privée aux multiples tâches et exigences de la vie publique. Quel que soit le pays, la plupart des parlementaires se consacrent intensément à leurs nombreux dossiers et commissions.

Pourtant, au fur et à mesure que l’on s’élève dans la hiérarchie des partis politiques, un ego excessif, un goût immodéré du pouvoir et l’habileté de manœuvrier semblent prévaloir sur les valeurs de la démocratie.

Et lorsqu’un politicien se lance dans la course à la présidence d’une nation, beaucoup d’idéaux démocratiques se réduisent à de simples arguments de campagnes.

L’âpreté du combat politique relègue les grands principes loin derrière les stratégies de conquête du pouvoir.

La valeur humaine et la capacité à gouverner sont bien moins décisives que le montant de la fortune personnelle du candidat ou la puissance de ses réseaux pour réunir des fonds auprès des groupes industriels ou bancaires. Pour parfaire le tableau du candidat "idéal", le mensonge est élevé au rang d’art majeur avec un usage immodéré de fausses promesses et de discours convaincants peaufinés au mot près par les agences de communication. Il existe fort heureusement quelques dirigeants politiques souhaitant utiliser leur pouvoir au service de l'intérêt général. Ils méritent d'être soutenus dans leur difficile mission.

 

Dans leur immense majorité, les citoyens de toutes les nations désapprouvent les initiatives jugées inappropriées prises par la classe politique internationale au cours de la dernière décennie. Depuis les manifestations mondiales de 2003 contre la guerre en Irak, les gouvernants de la coalition ont dépensé en pure perte des montants colossaux financés par les contribuables. Deux "guerres pour la démocratie" mal préparées, mal conduites en Irak et en Afghanistan, dont l'une illégale au plan du droit international. C'est le chaos qui règne dix ans plus tard dans ces nouvelles "démocaties" particulièrement corrompues. Qui plus est aujourd'hui même, les "barbus" fanatiques sèment la terreur aux portes de Bagdad et de Kaboul tandis que le Proche et le Moyen Orient sont au bord de l'explosion. Échec et mat sur toute la ligne pour la classe politique des plus grandes puissances mondiales.

 

D'autres milliers de milliards de dollars et d'euros d'argent publics furent attribués à taux quasi-nul aux banques responsables pour la plupart du krach de 2008, sans la moindre contrepartie en terme de contrôle et d'orientation des fonds. Si les produits spéculatifs et les paradis fiscaux prospèrent comme jamais, la crise des déficits publics et les actuelles politiques d'austérité imposent aujourd'hui d'inutiles sacrifices aux populations.

La légitimité des chefs d'état du G20 pour prendre de telles initiatives sans consulter les citoyens est sérieusement contestée. Il serait à cet égard souhaitable que d'autres processus démocratiques soient promus par les experts de la société civile pour mettre un terme à ces abus de pouvoir. Les sujets internationaux telles les déclarations de guerre, la régulation de la finance et autres questions d'intérêt public mondial doivent faire l'objet d'une expression démocratique au plan international.

C'est l'un des grands chantiers proposé par notre association pour la prochaine décennie.

 

Quelle est aujourd'hui la ligne suivie par les chefs d'état du G20? Par leur dogmatisme ultralibéral, les dirigeants des grandes puissances sont les premiers responsables de ces crises planétaires touchant aussi bien à la finance, à la pauvreté, à l'environnement, aggravant de surcroît les déséquilibres mondiaux et les tensions géopolitiques. En effet, alors que les technologies de l'information et de la communication ont permis de sortir de la pauvreté des centaines de millions de personnes, les crises générées par la dérégulation des marchés cassent régulièrement les économies, produisent chômage et renvoient ces gens à la pauvreté. Crise financière au Mexique en 1994, en Asie en 1997, éclatement de la bulle Internet en 2000, crise en Argentine en 2001, krach mondial fin 2008 provoquant une crise économique et la crise des déficits publics en 2011 et 2012.

Au risque de nous répéter, tous les sondages attestent d'un fossé abyssal de défiance entre les citoyens et leur classe politique dirigeante dans la plupart des pays. Le désaveu dépasse régulièrement 70% de la population.

Face à ces stratégies d'échec, la nécessité s’impose de gérer les problématiques mondiales à l’aune de critères éthiques, de compétences reconnues, d’un profond sens des responsabilités et d'une vision globale et à long terme. Nous avons réuni sur la colonne de droite un panthéon informel d'hommes et de femmes de diverses nationalités qui possèdent les critères évoqués pour orienter la marche du monde dans une voie durable à tous les sens du terme.


 

Tous les articles

Retour