ENSEMBLE, STOPPONS LE PROCESSUS D’AUTODESTRUCTON EN COURS CONTRE L’HUMANITÉ ET LA PLANÈTE
Quelle que soit notre nationalité ou nos croyances, nous faisons partie d’une “société globale” partageant les mêmes aspirations à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée. Internet nous offre l’opportunité de rassembler les forces disparates de cette communauté informelle en un contre-pouvoir supranational capable de contenir les forces brutales et inconséquentes de la mondialisation et d’initier des changements durables du plan local au plan global.

Les trois grands défis du XXI ème siècle

Trois grands défis doivent mobiliser la sphère politique et la société civile en ce début de XXIème siècle.        La pauvreté dans un monde qui n’a jamais produit autant de richesses, la préservation de la planète, notre seul habitat dans tout l’univers, et le défi de la paix sans laquelle rien ne peut se réaliser.

LES DÉFIS DE LA PAUVRETÉ, DE LA PRÉCARITÉ ET DES FAMINES  Au-delà des tragédies humaines qui font honte à notre civilisation, la pauvreté est à la fois le terreau des totalitarismes -nazisme, communisme, intégrismes-, du terrorisme, des mafias internationales et des gangs urbains. Par manque d’éducation des femmes et de moyens de contraception, la pauvreté est responsable de l’explosion démographique au sud. Les instituts de prospective et les médias évoquent régulièrement le chiffre de 10 milliards d’êtres humains en 2050. En réalité, le chiffre de la population mondiale résultera des choix de gouvernance adoptés ces prochaines années. Elle pourrait effectivement atteindre voire dépasser dix milliards si se perpétuent des politiques ultralibérales de réduction continue des budgets publics et sociaux. Il pourra se stabiliser voire diminuer si s’institue une gouvernance soutenable mettant la sphère économique et financière au service d’une croissance écologique et sociale. Rappelons à cet égard les objectifs énoncés par 117 chefs d’état et de gouvernements lors du Sommet Mondial pour le Développement Social de Copenhague en 1995. “ L’élimination de la pauvreté constitue un impératif éthique, social, politique et économique.” Il est temps de passer des discours aux actes.

LE DÉFI DE L'ENVIRONNEMENT ET DE LA SOUTENABILITÉ   C’est le défi de la survie de nos enfants et petits enfants sur une planète habitable au-delà de un ou deux siècles. Ce défi est au coeur de notre APPEL À MOBILISATION GÉNÉRALE pour un changement soutenable.

LE DÉFI DE LA PAIX  Tout laissait prévoir que la dérèglementation des marchés initiée au cours des divers cycles du GATT, puis par l’OMC, déclencherait une guerre économique mondiale aux effets déstabilisateurs. Crises financières, inégalités explosives, concurrence exacerbée pour l’énergie, pour l’eau, les matières premières, la liste n'est pas exhaustive. Autant de préalables à des confits armés. Au-delà des altermondialistes très présents sur le terrain de la contestation dans les années 90, des protagonistes d'un capitalisme régulé -journalistes, économistes, financiers, dirigeants d'entreprise- alertèrent il y a une vingtaine d'années sur les dérives de l'ultra-libéralisme (ou néolibéralisme). En 1992, Jacques Vallon, journaliste au magazine économique français “Challenges” érivait “Loin de contribuer à l’ordre mondial, la guerre économique planétaire ouvre les vannes de l’instabilité qui lui est inhérente au risque de nous placer aux portes de la tragédie” . Philippe Lefournier, directeur des recherches économiques à L’Expansion, exprimait l’année suivante ses propres craintes. “L’occident ne pourra coexister longtemps avec un tiers-monde maintenu dans la pauvreté. Elle enfante le désespoir et le fanatisme (...) Quantité de heurts, y compris militaires, peuvent s’ensuivre dans une ère damocléenne qui est désormais la nôtre”. D’autres alertes avaient été lancées il y a quatorze ans par Klaus Schwab, président du World Economic Forum de Davos en 1998. “La mondialisation est entrée dans une phase très critique. Le retour de bâton se fait de plus en plus sentir. On peut craindre qu’il ait un impact fort néfaste sur la vie économique et la stabilité politique de nombreux pays”. Critiquant à son tour les dérives de la mondialisation, l’américaine Rosabeth Moss-Kanter, directrice de la Harvard Business Review, déclara au cours du même forum “Il faut que les collectivités locales, les villes et les régions bénéficient de la mondialisation. Sinon nous assisterons à des mouvements sociaux comme nous n’en avons jamais vu depuis la seconde guerre mondiale.” Parmi les grands patrons, Percy Barvenik, président d’ABB (Asea Brown Boveri) avait exprimé ses craintes à cette occasion. “Si les entreprises ne relèvent pas le défi de la pauvreté et du chômage, les tensions vont s’accroître entre les possédants et les démunis, et il y aura une augmentation considérable du terrorisme et de la violence”. La destruction des Twin Towers confirma trois ans plus tard en septembre 2001 les prévisions de ce capitaine d'industrie sur le risque terroriste. Au sein du patronat français, un courant incarné par le Centre des Jeunes Dirigeants s’exprima dans l’ouvrage collectif “L’entreprise au XXI° siècle” pour appeler à “une autre mondialisation". Le CJD s’opposait vigoureusement aux fait de “laisser faire le marché et ne développer d’autre projet que la lutte pour la suprématie économique et financière.” Parmi les grands financiers, Jimmy Goldsmith dénonça en 1994 les dérives de la finance et les effets pervers de la mondialisation dans son livre “Le Piège”. Georges Soros -qui ne saurait être soupçonné d’étatisme- interpelle depuis des années la classe politique internationale afin qu’elle “crée de nouvelles sécurités” et “stabilise l’expansion sauvage des mécanismes du marché”. Son livre “Guide critique de la mondialisation” paru en septembre 2002 est celui d’un expert qui appelle à la réforme du système financier. De son côté, le prix Nobel d’économie américain Joseph E. Stiglitz ne ménagea pas l’action de l’OMC et du FMI dans son livre “La grande désillusion”. Pour lui “les règles injustes de la mondialisation ne favorisent que les multinationales et doivent être très vite réformées si on veut éviter le pire”.

Ces alertes répétées sur l'excès de dérégulation des marchés et les crises économiques et financières qui en ont résulté sont citées à dessein dans le défi de la paix. Car les guerres et les totalitarismes résultent souvent de situations de crises -krach boursier, récession économique, chômage de masse, pauvreté...   Staline et le goulag, Hitler et la Shoah sont les enfants maudits du capitalisme sauvage au XIXème siècle. Les robbers barons américains évoqués par Howard Zinn in "Une histoire populaire des États-Unis" (Éd. Agone) et leurs homologues européens bâtirent leurs empires en corrompant les politiciens et en surexploitant sans le moindre état-d'âme hommes, femmes et enfants. L’histoire du XXème siècle et de ses deux guerres mondiales nous a appris qu’il ne faut pas compter sur les chefs d’état pour éviter des conflits causant des dizaines de millions de morts. La stratégie du pouvoir est précisément d’exacerber les nationalismes. La plupart des chefs d'état ont dans leurs gènes une propension naturelle à conquérir et à faire la guerre. Un fort médiocre président américain a pu ainsi être réélu en exacerbant "le choc des civilisations" et en lançant le pays dans des guerres contre-productives. Ses alter-ego fondamentalistes islamistes mobilisent leurs opinions de la même manière. Un chef de gouvernement iranien alla jusqu'à proclamer en 2005 qu'Israël "devait disparaître de la page du temps", offrant ainsi un casus belli idéal pour des rétorsions occidentales et de nouvelles tragédies humaines.                                                                      Un autre terrible choc se profile à l'horizon avec une Chine décomplexée qui investit massivement dans ses armements face à une Amérique déclinante. Recréer l'union sacrée contre l'Amérique pourrait être une issue de survie pour ce pouvoir chinois corrompu, liberticide, contesté par des milliers de révoltes populaires.          De leur côté, les "faucons" américains ne se tiennent jamais loin de la Maison Blanche. Une guerre visant à démontrer la supériorité américaine serait utile pour masquer les échecs économiques, relancer l'industrie de l'armement et doper une croissance tojours en berne. N'allons pas croire à l'impossibiité d'un tel affrontement. Les gouvernants des nations ont démontré depuis la nuit des temps un remarquable savoir-faire pour sacrifier les jeunes générations et les populations civiles à leur goût immodéré pour se faire la guerre.

Face à de telles menaces, les citoyens des nations et les acteurs mondiaux de l’intérêt général doivent s'organiser en contre-pouvoir pour la paix en Amérique, en Europe, au Moyen-Orient, en Chine, en Inde et ailleurs. Avant-garde de la société civile mondiale, le réseau Global Society apportera sa contribution pour que ce libéralisme sauvage qui fait le lit de nouvelles guerres cède la place à une étroite coopération intergouvernementale et à une régulation appropriée du commerce mondial. Elle travaillera par ailleurs à promouvoir les actions des ONG et des organisations du système des Nations Unies qui œuvrent de manière complémentaire pour relever ces trois grands défis du XXIème siècle. Une contribution utile à la réalisation des Objectifs du Millénaire de l'ONU. http://www.un.org/fr/millenniumgoals/

 

Tous les articles

Retour