ENSEMBLE, STOPPONS LE PROCESSUS D’AUTODESTRUCTON EN COURS CONTRE L’HUMANITÉ ET LA PLANÈTE
Quelle que soit notre nationalité ou nos croyances, nous faisons partie d’une “société globale” partageant les mêmes aspirations à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée. Internet nous offre l’opportunité de rassembler les forces disparates de cette communauté informelle en un contre-pouvoir supranational capable de contenir les forces brutales et inconséquentes de la mondialisation et d’initier des changements durables du plan local au plan global.

RÉGULER LE CAPITALISME

De quoi demain sera-t-il fait? Quels seront les contours du futur?  À vrai dire, l'avenir ne devra rien au hasard ni à la fatalité. Notre futur commun sera ce que nous déciderons qu'il soit. Il répondra tôt ou tard aux aspirations des hommes et des femmes de toutes nationalités à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée.

Lorsqu’on énonce une telle affirmation, on est généralement traité de rêveur, d’utopiste. Ce qualificatif sied parfaitement à l’initiative Global Society. Car l’homme ne peut vivre sans rêves, sans utopies, sans l'espoir que demain sera meilleur. Qui plus est, les utopies qui reposent sur des valeurs et des aspirations partagées sont mères du réel. Pour autant le changement n'ira pas de soi. Il exigera une forte implication de la société civile au plan mondial. En effet, en tant qu'habitants de notre "village global", nous devons faire face à des responsabilités qui dépassent largement le simple dépôt d'un bulletin dans l'urne au niveau national. Quelle que soit notre activité, quel que soit notre niveau de revenus ou notre tendance politique, nous nous devons de réagir à l'échelon mondial. Ensemble nous serons plus forts pour faire en sorte que le modèle actuel de développement cède la place à un modèle de croissance sobre, écologique et sociale associant efficacité économique, avancées sociales et responsabilité environnementale. L'opinion publique mondiale espère et attend un tel changement de cap.

UNE TRÈS FORTE DEMANDE MONDIALE DE RÉGULATIONS ET DE SOUTENABILITÉ

L'institut américain GlobeScan de l’Université du Maryland effectua voici quelques années une grande enquête dans vingt pays représentatifs de la population mondiale. http://www.globescan.com/news_archives/pipa_market.html  Il en ressort qu’à une écrasante majorité, les citoyens des vingt nations aspirent à davantage de régulations gouvernementales pour protéger l’environnement (75%), pour protéger les droits des travailleurs (74%) et protéger les droits des consommateurs (73%). Dans le monde entier, les populations souhaitent que les grandes compagnies aient moins d’influence sur leur gouvernement. Notamment aux États-Unis où 85% s’expriment contre l’influence exorbitante des grandes compagnies sur l'administration de Washington. D'une manière générale, cette enquête mondiale révèle que, si une large majorité se dit favorable à la libre entreprise et à l’économie de marché, la même majorité pense que le marché fonctionne mieux lorsqu’il est accompagné par de fortes régulations gouvernementales. “The free enterprise system and free market economy work best in society's interests when accompanied by strong government regulations.” 

L'enquête "Six Americas" publiée en mai 2009 par le "Center for American Progress" sur les changements climatiques révèle également une forte demande de régulations étatiques dans le domaine de l'environnement. (Cf. page 18 de l'enquête.)

  • 70% of american people consider global warming as a national issue priority.
  • 85% support for regulation of CO2 as a pollutant.
  • 90% support for requiring automakers to increase fuel-efficiency to 45 mpg even if it means a new vehicle will cost up to $1,000 more to buy.
  • 75% support for signing an international treaty to reduce greenhouse gas emissions.

Le dernier pourcentage est particulièrement révélateur. Contrairement aux Congressmen de Washington qui refusent traditionnellement de lier l'Amérique à tout traité international, le peuple américain pense majoritairement que dans le domaine de l'environnement, les mesures doivent être prises dans un cadre international pour produire de réels effets. Ils sont encore 67% à souhaiter que le gouvernement s'engage dans la réduction des gaz à effets de serre "regardless of what other countries do", indépendamment des décisions des autres pays.

De la même manière, les américains, à l'instar des citoyens des autres nations, appelleraient à coup sûr à l'institution de régulations et de règles internationales sur d'autres grands sujets d'intérêt commun, qu'il s'agisse d'une taxation internationale à un taux "rooseveltien" de 80% pour les très hauts revenus, d'une répartition plus équitable entre les revenus salariaux et ceux du capital, de la traçabilité des transactions financières internationales, de la cessation des activités des centres financiers continentaux et offshores -les fameux paradis fiscaux-, du financement de la politique et autres domaines touchant à l'économie, à la finance, au travail, etc...

Nul doute qu'en 2013, après les crises financières, écologiques et sociales survenues ces denières années, les mêmes enquêtes témoigneraient d’une demande accrue de régulations internationales et de soutenabilité. Ces demandes majoritaires aux quatre coins du monde rejoignent les conclusions d'experts des organisations d'intérêt public qui travaillent sur ces  sujets. Pour ces hommes et ces femmes exerçant dans différentes structures non étatiques, la transition vers un modèle socio-économique durable est non seulement nécessaire pour sauvegarder notre habitat commun, mais c'est la seule option possible pour associer profitabilité des entreprises, avancées sociales et développement humain.

UNE PLATE-FORME INTERNET AU SERVICE D'UN CHANGEMENT DURABLE

Inventeur du commerce équitable, le Padre Frans Van der Hoff faisait part de ses regrets dans son "Manifeste des pauvres" (Éd. Encre d’Orient). “Aujourd'hui, il n'existe pas encore de vaste plate-forme écolo-sociale sur Internet. Ce serait déjà un grand pas en avant de pouvoir réunir toutes les forces, toutes les propositions alternatives sur une plate-forme qui serait à la fois un grand lieu d'expression, de démocratie et en même temps quelque chose de constructif.”                                                                                                   La plate-forme coopérative Global Society est une première réponse aux vœux du Padre. Espace de rassemblement et laboratoire d’idées, elle accueillera les forces organisées de la société civile internationale et soutiendra partout les responsables politiques souhaitant mettre en oeuvre les processus réformistes et les régulations internationales répondant aux voeux des citoyens de toutes les nations.


 

Tous les articles

Retour