ENSEMBLE, STOPPONS LE PROCESSUS D’AUTODESTRUCTON EN COURS CONTRE L’HUMANITÉ ET LA PLANÈTE
Quelle que soit notre nationalité ou nos croyances, nous faisons partie d’une “société globale” partageant les mêmes aspirations à vivre en paix et dans la dignité sur une planète préservée. Internet nous offre l’opportunité de rassembler les forces disparates de cette communauté informelle en un contre-pouvoir supranational capable de contenir les forces brutales et inconséquentes de la mondialisation et d’initier des changements durables du plan local au plan global.

Comprendre le monde

Apprendre à percevoir la réalité des choses derrière ce qui nous est présenté dans les médias est une nécessité pour jouer pleinement son rôle de citoyen.

Le monde et ses événements sont désormais livrés en temps réel sur notre smartphone, notre ordinateur ou notre écran du salon. Concernant le média Internet, sa liberté éditoriale doit susciter la plus grande attention. Si la plupart des sites apportent d'utiles informations dans tous les domaines, la toile peut être dans le même temps une source de désinformation, de prosélytisme politique ou religieux, voire de négationnisme. La vraie difficulté consiste donc à discerner le vrai du faux dans le flux ininterrompu des informations quotidiennes. De quelle manière faire la distinction entre ce qui participe d'une approche d'intérêt public et ce qui relève d'une stratégie de communication au service de partis politiques ou d'intérêts privés. Des mots usés jusqu'à la trame ne renvoient plus à leur signification originelle. “Démocratie”, "progrès", "développement durable", "responsabilité sociale et environnementale", "liberté", "équité", "sécurité", y compris "humanisme" ou "changer le monde", ces concepts recouvrent des réalités très différentes selon qui les emploie. Comment détecter l’authentique du maquillage?

Il est déjà utile de savoir quels intérêts sont défendus, qui finance l'activité, qui rémunère les personnels. Cela s'applique aussi bien à un mouvement "apolitique", à une prestigieuse université, à une ONG, voire à une agence nationale de mise sur le marché de produits alimentaires ou pharmaceutiques. L'exemple de l'OMS est édifiant où nombre d'experts de cette organisation des Nations Unies sont également des conseillers rémunérés par des industriels de la santé. La sphère des ONG qui incarne traditionnellement la société civile et l’intérêt général est de plus en plus investie par d'autres types d'acteurs. En France, une association bretonne pour l'environnement défend en réalité les intérêts de l'industrie particulièrement polluante du porc. Autre exemple entre cent. Quand on prend en main la luxueuse brochure du WEC -World Environment Center-, on apprécie ses buts élevés. "Our mission is to promote sustainable development and the responsible use of natural resources". Mais quand on lit les noms des membres permanents, on découvre des sociétés qui exercent dans les secteurs les plus polluants de la chimie, du pétrole, de l'automobile, etc... Y compris la société Shell -prise en flagrant délit de macro-pollutions et de violations des droits de l'homme dans le delta du Niger par le PNUE en 2011- et la compagnie Dow Chemical, successeur de Union Carbyde, qui n’a pas encore réparé les très lourds préjudices de la catastrophe de Bhopal survenue il y a près de trente ans. http://www.wec.org/membership/members  Il est parfois difficile de connaître les groupes industriels ou financiers qui se servent d'une ONG pour faire du greenwashing ou du socialwashing. C'est le cas du EarthWatch Institute dont le nom incite à la confusion avec le Earth Policy Institute animé par Lester Brown. Quand on lit la plaquette de "Business & Biodiversity", on apprend que le EarthWatch Institute est partenaire de Shell, de Rio Tinto (le géant de l'aluminium), de DuPont et de Pluspetrol. Sans commentaires.

Faut-il pour autant accuser de "vendre leur âme au diable" toutes les ONG et tous les programmes de recherches financés par des groupes industriels exerçant dans des secteurs d'activité sales comme le nucléaire, le pétrole, la chimie ou l'aluminum? Si leurs conributions financent de bonnes actions reconnues comme telles, si elles aident à faire progresser les prises de conscience dans le domaine écologique et social, faut-il récuser tout cela en bloc? Force est d'admettre que les documentaires télévisés et les livres du Commandant Cousteau et de Nicolas Hulot ont puissamment sensibilisé les jeunes et les moins jeunes à la beauté fragile de la planète et à la nécessité de changer de modèle de développement. Faut-il condamner sans appel ce dernier dont la fondation est en partie financée par EDF et Total alors même qu'il a imposé le "Grenelle de l'environnement" dans la présidentielle de 2007 et réussi à financer et à réaliser "Le syndrome  du Titanic", un film sans concessions sur les méfaits d'une mondialisation indifférente au sort des hommes et de l'environnement? Le sujet n'est pas si simple et mériterait à lui seul une thèse universitaire ... à condition que les chercheurs ne soient pas financés par les industries incriminées! D'une manière générale, les organisations qui n'ont pas d'intérêts directs ou indirects avec des groupes miniers, industriels ou financiers jouissent d'une réelle indépendance et ont toute la confiance du public. Pour ne prendre que deux exemples, Amnesty international est essentiellement financée par ses membres. Quant à ses entreprises donatrices, elles sont sélectionnées sur des critères éthiques élevés. Greenpeace est exclusivement financée par ses adhérents. Toutes proportions gardées, c'est l'option retenue statutairement par notre jeune association.

La télévision

Ce média populaire est regardé six heures par jour en moyenne par des milliards de gens à travers le monde. La télévision formate les esprits et influence les opinions politiques chez ceux qui n’ont pas le temps ou les moyens de s’informer à des sources indépendantes. L’objet n’est pas ici de faire une critique radicale de ce média. La télévision nous apporte à domicile certains divertissements de qualité et d'excellents reportages qui enrichissent nos connaissances et notre quête de sens. Il convient cependant de bien savoir quelle vision du monde offre la télévision aux heures de plus grande écoute. Cette industrie vit et se développe grâce à ses recettes publicitaires. Tous ses personnels sont rémunérés par les budgets des annonceurs. Ce média grand-public porte haut et fort la voix des marques et conditionne à la fois nos actes d'achats et nos modes de vie. Pour dire les choses, la télévision -comme la radio- promeut à longueur de journée et d'année un modèle de développement et de consommation totalement insoutenables pour la planète et ses écosystèmes. La ligne générale des chaînes commerciales va naturellement dans le sens de la mondialisation, la plupart des clients des chaînes étant des marques mondiales.  Énoncer ces évidences sur la télévision est indispensable pour garder la bonne distance entre cet univers artificiel et le monde réel. Cela permet de regarder les journaux télévisés avec un œil averti, de comprendre la hiérarchisation des événements et pour quelle raison tel point de vue majoritairement partagé dans l'opinion est systématiquement marginalisé à l’antenne. La composition d'un plateau d'invités apparaîtra ainsi dans toute sa logique avec la présence récurrente de certains experts ultralibéraux qui incarnent les intérêts des chaînes et des annonceurs. Il en est de même pour la radio et la plupart des magazines d'information. Dans ce contexte, hommage doit être rendu aux journalistes et aux enquêteurs qui vont au-delà du spectaculaire pour informer sur le fond et dévoiler au public des réalités souvent occultées.

Les enfants et la télévision

La vision que l'on a du monde se dessine dès l'enfance. Nous proposerons au groupe multiculturel en charge du projet pédagogique d'éduquer les jeunes à la télévision pour leur apprendre à exercer leur esprit critique à l'égard de ce média. Cela existe déjà en France et dans certains pays. En revanche, ce type d'enseignement est indispensable partout ailleurs. Notamment aux États-Unis où, faute de crédits publics, les établissements scolaires sollicitent des compagnies pour financer leurs équipements ou leurs fournitures. Avec pour contre-partie d'installer des postes de télévision dans les classes et de recourir à des contenus fournis pas les marques pour éduquer les enfants.  L'école publique et la télévision ne partagent pas les mêmes valeurs. L'une promeut l'intérêt général et les valeurs universelles. L'autre sert des intérêts privés à court terme et pousse à une consommation génératrice de véritables fléaux chez les enfants et les jeunes. Notamment l'obésité. L'intrusion du champ éducatif par les messages des marques n'est pas acceptable dans une démocratie digne de ce nom.



La plate-forme Global Society est un espace coopératif d'échanges d'idées et de diffusion d'informations. Pour véritablement comprendre le monde, nous attribuons cette page aux divers médias dont la vocation est de conduire des enquêtes indépendantes et de donner un éclairage des faits qui, au-delà des journaux télévisés ou de vos quotidiens, permettent de mieux approcher la réalité des événements.

Livres & rapports

Il existe une importante bibliographie française et étrangère, ainsi que des rapports majeurs émanant de l’ONU, de think tanks universitaires et autres centres de recherche et de prospective offrant des analyses, des enquêtes et des propositions stratégiques pour un changement soutenable. Les références de ces livres et rapports seront mis progressivement en ligne au cours de 2012.

Pensez-y! Les petites librairies souffrent de la concurrence des géants de la distribution sur Internet. Si vous en avez la possibilité, achetez vos livres chez votre libraire de quartier.

Vidéos Films & documentaires

Il existe également dans ce domaine de nombreuses réalisations qui éclairent les citoyens sur les problématiques actuelles. Nous mettrons à l’honneur les sociétés de production et les auteurs de documentaires traitant de sujets sensibles. Ces hommes et ces femmes prennent des risques importants pour dénoncer l’inacceptable et apporter des informations occultées par certaines entreprises ou certains états, y compris démocratiques.

Les références Internet de ces œuvres seront prochainement mises en ligne. Voici d'ores-et-déjà quelques sociétés de production francophones réalisant des documentaires de qualité. Ligne de mire, Grain de sable, Première ligne, M2R Films, documentaires de Arte, Compléments d’enquêtes. Les noms d'autres sociétés de production seront publiés prochainement sur cette page, ainsi que ceux des grand-reporters dont les documentaires sont autant de précieux témoignages.
Événements

Nous établirons prochainement un agenda des événements à suivre en France et dans le monde liés aux thématiques développées sur la plate-forme Global Society.

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